Makhtoumkouli Fraghi, né vers 1724 et mort vers 1807, domine le panthéon culturel turkmène. Fils du lettré Döwletmämmet Azady, il écrivit en langue turkmène parlée et appela les tribus dispersées à l'unité. Autour de lui gravitent Kemine, connu pour ses vers satiriques, Mollanepes, auteur du dessan Zöhre et Tahyr, ainsi que Zelili et Seydi. Leurs portraits ornent manuels scolaires et places publiques, et l'année 2024 a été consacrée à Makhtoumkouli par l'Organisation internationale de la culture turcique, avec le concours de l'UNESCO.
Berdi Kerbabaïev, romancier et académicien, reste la principale figure des lettres turkmènes de la période soviétique. Rahim Esenov, écrivain et journaliste, a reçu en 2006 le prix mondial de la liberté de la presse UNESCO Guillermo Cano. Ak Welsapar, prosateur installé en Suède depuis les années 1990, publie une œuvre traduite en plusieurs langues qui ne circule pas dans son pays d'origine.
Nury Halmammedov, compositeur formé à Moscou, a marié mélodies traditionnelles et écriture symphonique dans ses musiques de film et ses pièces pour piano. Parmi les bakhshy, Sahy Jepbarow et Magtymguly Garlyýew ont laissé des enregistrements qui servent encore de référence aux jeunes interprètes de dutar.
Bäşim Nuraly est considéré comme le fondateur de la peinture nationale turkmène, et Izzat Klytchev comme son continuateur le plus célèbre, avec de vastes compositions consacrées au désert et aux tribus. Durdy Bayramov a construit une œuvre de portraits et de paysages aujourd'hui conservée par une fondation qui la fait circuler à l'étranger.
Polina Gouryeva a offert au Turkménistan sa première médaille olympique en remportant l'argent en haltérophilie aux Jeux de Tokyo disputés en 2021. L'haltérophilie et la lutte constituent les disciplines les plus titrées du pays sur la scène internationale, aux côtés des sports équestres portés par le prestige du cheval akhal-téké.
Saparmourat Niazov, premier président de 1991 à sa mort en 2006, a marqué le pays sous le nom de Türkmenbaşy. Gourbangouly Berdymoukhamedov lui a succédé en 2007, puis a laissé la présidence à son fils Serdar en 2022 tout en conservant la direction du Halk Maslahaty, le conseil du peuple. Les observateurs internationaux décrivent la place accordée à ces dirigeants dans les médias et l'espace public comme un culte de la personnalité.