Les médias turkmènes relèvent en quasi-totalité de l'État. La presse écrite, les chaînes de télévision et les stations de radio dépendent d'organismes publics, et leur ligne éditoriale accompagne l'action gouvernementale. Reporters sans frontières et Freedom House classent régulièrement le pays dans les dernières positions de leurs indices consacrés à la liberté de la presse et à la liberté d'expression.
Un bouquet de chaînes nationales couvre l'information, la musique, le sport et les programmes culturels, avec une place importante accordée aux cérémonies officielles et aux inaugurations. Les quotidiens et hebdomadaires paraissent en turkmène et en russe, et une partie d'entre eux est diffusée par abonnement auprès des administrations. La télévision satellitaire étrangère a longtemps constitué une fenêtre alternative, mais plusieurs organisations de défense des droits humains ont documenté des campagnes de retrait des paraboles dans les villes.
La connexion passe principalement par l'opérateur public Turkmentelekom. Le taux de pénétration et les débits comptent parmi les plus faibles de la région selon les données de l'Union internationale des télécommunications, et le coût de l'abonnement demeure élevé au regard des revenus. Les grands réseaux sociaux et de nombreux sites d'information restent inaccessibles depuis le pays, ce qui a favorisé l'usage des réseaux privés virtuels, eux-mêmes régulièrement bloqués d'après les rapports d'organisations spécialisées.
Le marché mobile est dominé par l'opérateur public TM Cell, dont la couverture s'étend aux principales villes et aux axes routiers. Les messageries chiffrées fonctionnent de manière intermittente. Les démarches administratives se numérisent progressivement, avec des portails de paiement et de services publics développés ces dernières années.
L'information indépendante sur le pays provient essentiellement de rédactions installées hors des frontières. Le service turkmène de Radio Free Europe, connu sous le nom d'Azatlyk, ainsi que des sites comme Turkmen.news et Chronicles of Turkmenistan, publient enquêtes et témoignages recueillis auprès de correspondants anonymes. Ces organisations font état de pressions exercées sur leurs collaborateurs restés au Turkménistan. Les journalistes étrangers accèdent au territoire par accréditation, le plus souvent à l'occasion de sommets ou de manifestations officielles.