Fêtes, traditions et folklore au Turkménistan

Nowrouz et retour du printemps

Nowrouz marque l'équinoxe et ouvre l'année agricole. Les 21 et 22 mars, les familles nettoient la maison, dressent la table, sautent parfois par-dessus un feu et préparent le semeni, pâte sucrée obtenue à partir de germes de blé longuement pilés. Courses de chevaux, luttes et chants de bakhshy animent les places publiques. La fête figure au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO dans un dossier multinational auquel le Turkménistan participe.

Fêtes musulmanes du calendrier lunaire

Oraza Bayram clôt le mois de jeûne et Gurban Bayram commémore le sacrifice d'Abraham. Les visites aux aînés, la distribution de nourriture aux voisins et les prières collectives structurent ces journées, dont les dates sont fixées chaque année par décret présidentiel.

Mariage turkmène

Le mariage mobilise toute la parenté sur plusieurs jours. La famille du marié verse un galyň, contribution négociée en argent, en bétail ou en biens. La mariée porte une robe de soie keteni rouge, un manteau cérémoniel jeté sur la tête, le kürte, et une profusion de bijoux d'argent dont les clochettes sont censées écarter le mauvais sort. Une coutume ancienne veut que la jeune épouse observe une réserve de parole devant ses beaux-parents pendant les premiers temps de sa vie conjugale.

Naissance et rites de protection

La naissance s'accompagne de gestes hérités de croyances anciennes. Un couteau ou une branche de dagdan glissés sous le berceau, un cordon tressé de fils noirs et blancs, l'alaja, noué au poignet, et les 40 premiers jours passés à l'abri des visites nombreuses protègent le nouveau-né. La première coupe de cheveux et les premiers pas donnent lieu à de petites réunions familiales.

Chevaux, lutte et jeux collectifs

Les courses de chevaux akhal-téké constituent le grand spectacle des jours de fête, notamment lors de la journée du cheval turkmène célébrée le dernier dimanche d'avril. Cette race, élevée depuis l'Antiquité au pied du Kopet-Dag et reconnaissable à sa robe aux reflets métalliques, figure sur l'emblème de l'État. La lutte goreş, pratiquée ceinture à la taille, oppose des concurrents de tous âges lors des mariages et des célébrations de quartier, tandis que les tournois de dutar prolongent la soirée.