La population active était estimée à environ 2,4 millions de personnes en 2018, dernier chiffre largement repris par les compilations internationales. L'agriculture emploierait près de 44 % des actifs, les services 41 % et l'industrie 15 %. Le secteur public, entreprises d'État comprises, demeure le premier employeur du pays.
Le Turkménistan ne publie pas de statistiques de chômage vérifiables. Les estimations extérieures avancent un taux de l'ordre de 15 % pour 2020, certaines évaluations portant le sous-emploi et le chômage cumulés à des niveaux nettement supérieurs. L'ampleur de l'émigration de travail vers la Turquie et vers la Russie constitue un indicateur indirect de la faiblesse des débouchés intérieurs.
Le code du travail, refondu en 2009 et modifié depuis, fixe une durée hebdomadaire de 40 heures, un congé annuel minimal et un salaire minimum revalorisé chaque année par décret présidentiel. La négociation collective indépendante n'existe pas, la centrale syndicale unique étant rattachée aux structures officielles. L'Organisation internationale du travail suit la situation du pays au titre des conventions qu'il a ratifiées.
Des organisations internationales et des médias indépendants documentent depuis de nombreuses années la mobilisation d'agents publics, enseignants, personnels de santé et employés administratifs, pour la récolte du coton, sous peine de sanctions professionnelles. Ces constats ont conduit plusieurs juridictions étrangères à restreindre l'importation de coton turkmène. Les autorités contestent ces conclusions.
L'embauche de personnel étranger suppose un permis de travail délivré par le service des migrations, généralement lié à un projet identifié et à une entreprise enregistrée localement. Les autorisations sont accordées au cas par cas et couramment assorties d'obligations de formation de personnel local. Les postes concernés relèvent principalement de l'ingénierie pétrolière et gazière, de la construction et de l'encadrement technique des grands chantiers.
Les salaires locaux, exprimés en manats, perdent une part importante de leur valeur lorsqu'ils sont convertis au taux du marché parallèle. Les contrats des expatriés prévoient donc généralement une rémunération en devises versée hors du pays. Les données salariales diffusées par l'administration turkmène ne permettent pas de comparaison internationale fiable.