Le pays importe principalement des machines et des équipements, des matériels de transport, des produits chimiques, des biens intermédiaires destinés à l'industrie ainsi qu'une partie de son alimentation. Les fournisseurs dominants sont la Turquie, la Chine, la Russie et les Émirats arabes unis. La commande publique représente une part prépondérante de la demande solvable.
Les opérations d'importation et d'exportation passent en règle générale par la Bourse d'État des matières premières d'Achgabat, qui enregistre les contrats, vérifie les prix et perçoit une commission. Cet enregistrement conditionne le dédouanement et l'ouverture des opérations bancaires associées. Les entreprises étrangères travaillent donc habituellement avec un agent local ou un importateur agréé familier de cette procédure.
Le Turkménistan n'est pas membre de l'Organisation mondiale du commerce, dont il a obtenu le statut d'observateur en 2020. Les droits de douane et les régimes de licence relèvent de décisions administratives modifiables rapidement. Certaines catégories de produits sont soumises à autorisation préalable, et des restrictions d'importation ont été instaurées à plusieurs reprises pour protéger la production locale et préserver les réserves de change.
La rareté des devises conduit la plupart des exportateurs vers le pays à demander un paiement anticipé, une lettre de crédit confirmée par une banque de premier rang ou une garantie émise à l'étranger. Les délais de transfert peuvent être longs lorsque la contrepartie dépend d'une allocation de devises accordée par une banque d'État. Ce point constitue le principal facteur de risque commercial signalé par les organismes d'appui au commerce extérieur.
L'acheminement terrestre emprunte le corridor transcaspien depuis la Géorgie et l'Azerbaïdjan jusqu'au port de Türkmenbachy, la voie routière et ferroviaire par la Turquie et l'Iran, ou encore l'itinéraire passant par la Russie et le Kazakhstan. Le port de Türkmenbachy, modernisé en 2018, dispose de terminaux conteneurs, rouliers et vraquiers. Les liaisons aériennes cargo restent peu nombreuses. Les délais de transit et les formalités frontalières pèsent sensiblement sur le prix rendu.
Les échanges commerciaux franco-turkmènes portent sur des volumes modestes, orientés vers les biens d'équipement, l'aéronautique et les produits agroalimentaires. Les données douanières publiées par les administrations françaises constituent la référence la plus fiable, les statistiques turkmènes ne se prêtant pas à une comparaison directe.