Investir au Turkménistan

Ouverture très limitée

Le Turkménistan figure parmi les économies les plus fermées aux capitaux étrangers. Les investissements directs se concentrent presque exclusivement dans les hydrocarbures et dans les grands chantiers d'infrastructure, généralement sous forme de contrats de fourniture ou d'accords de partage de production conclus avec des entités publiques. Le guide commercial américain publié en 2024 souligne la lenteur des privatisations engagées depuis 2012 et l'étroitesse des ouvertures offertes au secteur privé.

Cadre légal des investissements

La loi sur les investissements étrangers, adoptée dans les premières années de l'indépendance et modifiée à plusieurs reprises, garantit formellement la propriété des actifs et le rapatriement des bénéfices. Son application dépend en pratique des autorisations administratives et de l'accès aux devises. Les projets significatifs requièrent un accord au plus haut niveau de l'État, souvent formalisé par un décret présidentiel.

Obstacle de la convertibilité

Le principal risque signalé par les opérateurs étrangers tient à l'impossibilité de convertir librement les recettes libellées en manats et de les rapatrier. Le taux administré de 3,50 manats pour un dollar coexiste avec un marché parallèle nettement plus déprécié, et les allocations de devises sont rationnées par les banques d'État. Cette contrainte affecte directement la valorisation de tout actif détenu localement.

Secteurs concernés par les marchés existants

Les domaines dans lesquels des débouchés sont identifiés par les sources publiques concernent principalement les services et équipements pétroliers et gaziers, la production d'électricité, le traitement de l'eau, la chimie et les équipements médicaux. Les entreprises étrangères y interviennent le plus souvent comme prestataires ou fournisseurs d'équipements plutôt que comme actionnaires d'une société locale.

Risques identifiés par les sources publiques

Les rapports publics mentionnent l'absence d'indépendance judiciaire, l'opacité des procédures d'attribution des marchés, la corruption, l'imprévisibilité réglementaire et la difficulté d'obtenir des données financières vérifiables sur les contreparties locales. Plusieurs différends contractuels ont donné lieu à des procédures d'arbitrage international. Les organismes publics d'appui au commerce extérieur, en France comme dans les autres pays européens, publient sur ces sujets des notes pays régulièrement actualisées.