Reporters sans frontières place le Turkménistan au 173e rang sur 180 pays dans son classement mondial de la liberté de la presse 2026, avec un score de 23,06, après une 174e position en 2025. Freedom House attribue au pays une note globale de 1 sur 100 dans son rapport Freedom in the World 2025, avec 0 sur 40 pour les droits politiques et 1 sur 60 pour les libertés civiles, et le classe parmi les États non libres.
Selon Reporters sans frontières, l'État contrôle la totalité de la presse écrite, de la radio, de la télévision et de l'accès à internet, l'ensemble de ces supports fonctionnant comme des canaux de communication gouvernementale. Human Rights Watch fait état, dans son rapport mondial 2025, de plus de 122 000 domaines bloqués et de pressions exercées sur les utilisateurs de réseaux privés virtuels, certains devant signer des engagements écrits de non-utilisation. Les seuls organes indépendants consacrés au pays sont établis à l'étranger.
Human Rights Watch indique que les organisations non gouvernementales non enregistrées sont interdites et que des militants font l'objet d'arrestations sur des chefs d'accusation qualifiés de fabriqués. Les groupes religieux non enregistrés ne peuvent pas exercer légalement, et des peines de prison sont prononcées contre des personnes participant à des activités religieuses non autorisées. La même source rapporte des pressions exercées sur des membres de minorités chrétiennes.
Les mêmes rapports documentent des refus arbitraires de renouvellement de passeport, des interdictions de sortie du territoire sans motif communiqué, ainsi que des remises obligatoires de documents de voyage imposées à des agents publics et à des étudiants nouvellement inscrits.
Human Rights Watch évalue à environ 96 le nombre de personnes détenues en disparition forcée, dont au moins 33 dont la peine est arrivée à terme sans que leur sort soit connu. 26 hommes emprisonnés depuis 2017 dans une affaire liée au mouvement Gülen demeurent incarcérés selon la même organisation.
Les rapports publiés en 2025 mentionnent des restrictions touchant spécifiquement les femmes, parmi lesquelles des conditions d'âge pour l'obtention du permis de conduire, des examens gynécologiques imposés que des mécanismes des Nations unies ont estimés susceptibles de constituer un traitement prohibé, ainsi qu'un encadrement très strict de l'interruption de grossesse au-delà de 5 semaines.