Climat du Turkménistan

Régime désertique continental

Le Turkménistan relève d'un climat désertique froid, marqué par une forte continentalité. Les écarts thermiques y sont considérables, aussi bien entre l'été et l'hiver qu'entre le jour et la nuit. Le pays compte de l'ordre de 235 à 240 journées ensoleillées par an, ce qui en fait l'un des territoires les plus lumineux d'Asie centrale.

Températures extrêmes

Les étés sont longs et brûlants, les mois de juillet et d'août dépassant fréquemment 40 degrés dans les basses terres. Le record national s'établit à 50,1 degrés, relevé le 28 juillet 1983 dans la réserve de biosphère de Répétek, au coeur du Karakoum. Les hivers restent brefs mais peuvent être rigoureux, notamment dans le nord et sur les piémonts. Achgabat a enregistré jusqu'à moins 24,1 degrés. Le vent, souvent chargé de sable, accentue aussi bien la sensation de froid que celle de chaleur.

Précipitations rares

Les pluies sont faibles et irrégulières. Achgabat reçoit environ 225 millimètres par an, alors que le nord-ouest du pays descend autour de 80 millimètres et que certains secteurs du Karakoum n'atteignent pas 15 millimètres. L'essentiel des précipitations se concentre entre janvier et mai, ce qui explique la brièveté de la végétation printanière. Les piémonts du Kopet-Dag, mieux arrosés, rassemblent une part importante de la population.

Conséquences pour l'agriculture

La rareté de l'eau rend l'agriculture entièrement dépendante de l'irrigation, alimentée par l'Amou-Daria et par le canal du Karakoum. L'évaporation intense favorise la remontée des sels et fragilise durablement les sols cultivés. Les sécheresses successives et les vagues de chaleur observées depuis les années 2000 accroissent la pression sur les cultures de coton et de blé.

Périodes les plus favorables au voyage

Le printemps, de la mi-avril à la fin mai, et l'automne, de septembre à la mi-novembre, offrent les conditions les plus supportables pour parcourir le pays. L'été impose des températures difficiles dans le désert et sur les sites archéologiques dépourvus d'ombre. L'hiver reste praticable dans les régions méridionales mais expose à des épisodes de gel et à des vents violents sur la côte caspienne.