Géographie du Turkménistan

Position et frontières

Le Turkménistan occupe le sud-ouest de l'Asie centrale, entre la mer Caspienne à l'ouest et le cours de l'Amou-Daria au nord-est. Sa superficie avoisine 491 000 kilomètres carrés, ce qui en fait le deuxième État de la région après le Kazakhstan. Le pays partage environ 1 621 kilomètres de frontière avec l'Ouzbékistan, 992 avec l'Iran, 744 avec l'Afghanistan et 379 avec le Kazakhstan. Sa façade caspienne s'étire sur près de 1 768 kilomètres et lui donne un accès maritime fermé, sans communication directe avec l'océan.

Prédominance du désert du Karakoum

Le désert du Karakoum, dont le nom signifie sables noirs, couvre à lui seul de l'ordre de 350 000 kilomètres carrés, soit environ 70 % du territoire. Ses dunes s'élèvent le plus souvent de 2 à 20 mètres et alternent avec des takyrs argileux et des étendues de sable fixé. Les reliefs se concentrent aux marges. La chaîne du Kopet-Dag, longue de quelque 600 kilomètres, forme la frontière méridionale avec l'Iran, tandis que le massif du Koïtendag abrite le point culminant du pays, le mont Aïribaba, à 3 139 mètres. Le Grand Balkan domine la partie occidentale.

Ressources en eau

L'Amou-Daria, plus long fleuve d'Asie centrale avec 2 540 kilomètres, longe puis traverse le nord-est du pays et fournit l'essentiel de l'eau d'irrigation. Le Mourgab, le Tedjen et l'Atrek descendent des reliefs afghans et iraniens et se perdent dans les sables sans atteindre la mer. Le canal du Karakoum, hérité de la période soviétique, détourne une partie du débit de l'Amou-Daria vers Achgabat et les oasis méridionales, au prix de pertes importantes par infiltration et par évaporation. Le lac de Sarygamych, dans le nord, constitue la principale étendue lacustre.

Fragilités environnementales

L'irrigation intensive du coton a entraîné une salinisation étendue des sols, les surfaces de salants atteignant environ 10 000 kilomètres carrés dès 1989 selon les estimations disponibles. Le retrait de la mer d'Aral, dont le bassin concerne le nord du pays, a modifié les régimes de vent et dégradé la qualité des terres. La désertification progresse et la productivité biologique de plusieurs secteurs a reculé de 30 à 50 % au cours des dernières décennies. La gestion de la ressource en eau constitue de ce fait un enjeu partagé avec l'ensemble des voisins du bassin de l'Amou-Daria.