L'hymne national du Turkménistan porte le titre officiel de Türkmenistanyn Döwlet senasy, que l'on traduit par Hymne d'État du Turkménistan. Il est également désigné par une formule plus longue faisant référence au Turkménistan indépendant et neutre. Il a remplacé l'hymne de la République socialiste soviétique de Turkménistan après l'indépendance proclamée en octobre 1991, au même titre que le drapeau et l'emblème adoptés en 1992.
La musique a été composée par Weli Muhadow, figure majeure de la musique savante turkmène du vingtième siècle, auteur d'un répertoire symphonique nourri de mélodies traditionnelles. Les paroles initiales sont attribuées au premier président Saparmourat Niazov. L'ensemble a été adopté le 27 septembre 1996 et mis en usage l'année suivante, dans un contexte où le pouvoir cherchait à doter le jeune État de symboles entièrement détachés de la période soviétique.
Après la mort de Saparmourat Niazov en décembre 2006, les paroles ont été révisées en 2008. Le titre de Türkmenbachy, chef des Turkmènes, que Niazov s'était attribué, a disparu du refrain et les mentions le concernant ont été remplacées par des références au peuple. Le troisième couplet et le refrain d'ouverture ont également été supprimés. La version en vigueur comprend deux couplets et un refrain, ce qui en fait un texte sensiblement plus court que la version d'origine.
Le texte célèbre l'indépendance, la neutralité et l'unité du pays, ainsi que l'attachement au sol natal. Il mentionne le drapeau national et associe la nation à l'image de la flamme et du foyer. La tonalité générale reste solennelle et fédératrice, sans référence à un épisode historique précis ni à une figure individuelle depuis la révision de 2008.
L'hymne rythme la journée audiovisuelle, puisqu'il ouvre les programmes de radio et de télévision vers 6 heures 55, heure locale, et les referme en fin de diffusion. Il accompagne les cérémonies officielles, les rassemblements scolaires et les manifestations sportives. Son apprentissage fait partie du parcours scolaire. Comme pour le drapeau et pour l'emblème, la loi encadre son exécution ainsi que les circonstances dans lesquelles l'assistance se lève.