Villes et régions du Turkménistan

Découpage administratif

Le Turkménistan se divise en cinq provinces, appelées welayat en turkmène, auxquelles s'ajoutent des villes dotées d'un statut particulier. Chaque province porte le nom d'une région historique et se subdivise en districts, les etrap. Le pouvoir central nomme et révoque les gouverneurs, ce qui limite fortement l'autonomie locale.

Ahal et la capitale

La province d'Ahal, d'une superficie d'environ 97 000 kilomètres carrés, s'étire le long du piémont du Kopet-Dag. Elle entoure Achgabat sans l'englober, la capitale disposant d'un statut équivalent à celui d'une province. Achgabat comptait 1 030 063 habitants au recensement de 2022, chiffre officiel dont la fiabilité est discutée par les observateurs indépendants. Reconstruite après le séisme de 1948, la ville est connue pour ses édifices revêtus de marbre blanc. Le chef-lieu de la province est désormais Arkadag, ville nouvelle créée par acte du Parlement le 20 décembre 2022 et présentée par les autorités comme une cité intelligente.

Balkan et la façade caspienne

Avec environ 139 000 kilomètres carrés, Balkan est la plus vaste des cinq provinces. Elle borde la mer Caspienne et concentre l'industrie pétrolière et gazière de l'ouest du pays. Son chef-lieu est Balkanabat. Türkmenbachy, ancienne Krasnovodsk, abrite le principal port national et une raffinerie, tandis que la zone touristique d'Awaza a été aménagée sur le littoral voisin.

Dachogouz, Lebap et Mary

Dachogouz, au nord, s'appuie sur le cours inférieur de l'Amou-Daria et sur une agriculture irriguée héritée du khanat de Khiva. Lebap, à l'est, s'étend le long du même fleuve et a pour chef-lieu Türkmenabat, ancienne Tchardjou, deuxième ville du pays. Cette province abrite le gisement gazier de Galkynych. Mary, au sud-est, doit son nom à son chef-lieu et englobe l'oasis du Mourgab ainsi que le site antique de Merv, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1999.

Contrastes de peuplement

La population se répartit de manière très inégale, les oasis et les piémonts rassemblant l'essentiel des habitants tandis que le Karakoum reste presque vide. Les provinces frontalières de l'Ouzbékistan, Dachogouz et Lebap, comptent une proportion notable d'Ouzbeks. Les statistiques régionales détaillées sont rarement publiées, ce qui rend difficile toute comparaison précise entre provinces.