La capitale constitue le point de départ de presque tous les circuits. Reconstruite après le séisme de 1948 puis redessinée à partir des années 1990, elle aligne avenues rectilignes, fontaines monumentales et bâtiments publics revêtus de marbre blanc. Le musée national d'Histoire conserve les collections archéologiques les plus riches du pays, tandis que le musée du Tapis présente des pièces nouées main de très grande dimension.
Situé dans la province d'Ahal, à environ 260 kilomètres au nord d'Achgabat, ce cratère de 60 à 70 mètres de diamètre et d'une trentaine de mètres de profondeur s'est formé en 1971 lors d'un forage qui a percé une cavité gazière. Le gaz a été enflammé pour éviter sa diffusion, et la combustion se poursuit depuis. Les autorités lui ont donné le nom officiel d'éclat du Karakoum. En janvier 2022, le président Gourbangouly Berdimoukhamedov a annoncé son intention d'éteindre le foyer pour des motifs sanitaires et environnementaux, et une baisse notable de l'intensité des flammes a été rapportée en 2025 et 2026.
Près de Mary, l'oasis de Merv rassemble sur plusieurs milliers d'hectares les vestiges superposés de cinq villes successives, de l'époque achéménide jusqu'à la période timouride. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, elle compte parmi les plus vastes ensembles archéologiques d'Asie centrale. La citadelle d'Erk Kala, les remparts de Gyaur Kala et le mausolée du sultan seldjoukide Sanjar comptent parmi les éléments les mieux conservés. La cité fut ravagée par les armées mongoles au début du XIIIe siècle et ne s'en relèva jamais.
Dans le nord du pays, l'ancienne capitale du Khorezm conserve un ensemble de monuments islamiques protégé par l'UNESCO depuis 2005. Le minaret de Koutloug Timour, l'un des plus élevés d'Asie centrale, domine le site. Le mausolée de Tourabek Khanoum se distingue par sa coupole intérieure ornée de mosaïques géométriques d'une grande finesse. Le lieu conserve une fonction de pèlerinage pour les populations de la région.
A 18 kilomètres à l'ouest du centre d'Achgabat, dans le faubourg de Bagyr, la forteresse de Nissa a servi de résidence royale aux Arsacides. Fondée par Arsace Ier, elle fut rebaptisée Mithradatkert sous Mithridate Ier. Les fouilles y ont mis au jour des salles cérémonielles, des documents inscrits et des rhytons d'ivoire d'inspiration hellénistique. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2007.
Dans l'ouest du pays, entre Balkanabat et la Caspienne, le plateau de Yangykala présente des falaises striées de rose, d'ocre et de blanc, sculptées dans d'anciens dépôts marins. L'accès se fait en véhicule tout-terrain et aucun équipement touristique n'existe sur place. La lumière rasante du début et de la fin de journée y accentue le contraste des strates.
A une centaine de kilomètres d'Achgabat, en direction de la frontière iranienne, la grotte de Kow Ata abrite un lac souterrain sulfureux dont la température avoisine 36 degrés. La descente s'effectue par un escalier aménagé et la baignade y est pratiquée toute l'année, principalement par des visiteurs turkmènes.
A l'extrême est du territoire, le massif de Köýtendag culmine au point le plus haut du pays. Il abrite des canyons profonds, un réseau de grottes karstiques et un plateau portant plusieurs centaines d'empreintes de dinosaures fossilisées. La zone reste difficile d'accès et l'obtention d'autorisations préalables conditionne la visite.
L'akhal-téké, race équine endémique réputée pour sa robe métallique et son endurance, fait l'objet d'une vénération nationale. Les haras des environs d'Achgabat se visitent et l'hippodrome de la capitale accueille les grandes courses de printemps. Les tapis noués main, les broderies et les bijoux d'argent des ateliers régionaux prolongent cette tradition dans le domaine des arts appliqués.