Aucun service régulier d'autocar ne relie l'Europe occidentale au Turkménistan. La distance, la traversée de plusieurs pays soumis à visa et le régime d'entrée turkmène rendent ce mode de transport marginal pour les voyageurs venus de France. L'autocar intervient donc surtout comme mode d'approche depuis un pays voisin, puis comme moyen de circulation à l'intérieur du pays.
La pratique courante consiste à rejoindre en autocar ou en minibus une ville frontalière d'Ouzbékistan, d'Iran ou du Kazakhstan, à franchir le poste frontière à pied, puis à reprendre un véhicule côté turkmène. Une vingtaine de points de passage sont ouverts, en général de 9 heures à 18 heures, et les contrôles y sont longs.
Depuis l'Ouzbékistan, les passages les plus empruntés se situent entre Boukhara et Turkmenabat, entre Khiva et Dachogouz, et entre Noukous et Kounia-Ourguentch. Depuis l'Iran, les voyageurs utilisent surtout les points situés au nord de Mechhed, en direction d'Achgabat, ainsi que celui de Sarakhs. Aucun de ces passages n'autorise le franchissement en véhicule de transport collectif étranger.
Le transport routier de voyageurs relève d'une agence publique qui exploite des autocars récents entre Achgabat et les capitales régionales. Les liaisons desservent Mary, Turkmenabat, Dachogouz, Balkanabat et Turkmenbachi. Les tarifs demeurent très bas au taux officiel, mais les trajets sont longs, l'axe entre Achgabat et Turkmenabat approchant les 600 kilomètres.
La gare routière principale d'Achgabat se trouve à l'écart du centre et se rejoint en taxi. Les départs se concentrent en début de matinée et en fin de journée, afin d'éviter les heures les plus chaudes de la traversée du désert.
Sur les distances courtes et moyennes, les minibus et les taxis collectifs complètent l'offre publique. Ils stationnent aux abords des marchés et des gares routières, et partent une fois la totalité des places occupée. Le prix se négocie avant le départ, en manats et en espèces.
Le visa touristique repose sur un itinéraire déclaré et sur l'accompagnement organisé par une agence agréée, ce qui laisse peu de place à l'usage libre des transports collectifs. Les détenteurs d'un visa de transit bénéficient d'une marge de manœuvre plus grande, mais leur délai de séjour reste court et leur trajet est fixé lors de la demande.