Le Turkménistan applique l'une des politiques de visa les plus fermées au monde. Les ressortissants de la quasi-totalité des Etats doivent obtenir un visa avant leur arrivée, seuls quelques cas particuliers y échappant, notamment certains titulaires de passeports diplomatiques ou de documents de voyage des Nations unies. Le passeport doit conserver une validité d'au moins 6 mois.
Le dossier repose sur une lettre d'invitation émise par une agence de voyages titulaire d'une licence turkmène, puis validée par le service d'Etat des migrations. Cette pièce conditionne la délivrance du visa touristique, et son obtention demande couramment 3 à 4 semaines.
Le visa touristique s'accompagne d'un encadrement du séjour. L'agence qui a émis l'invitation établit l'itinéraire, réserve les hébergements et met à disposition un guide pendant la durée du voyage. Cette organisation explique le coût élevé d'un séjour rapporté au niveau de vie local, ainsi que la faible fréquentation touristique du pays, estimée à environ 14 400 visiteurs en 2019.
Un visa de transit existe pour les voyageurs qui traversent le territoire entre deux Etats voisins. Il se délivre sans lettre d'invitation et sans guide, ce qui en fait la seule voie d'accès réellement autonome. Sa durée demeure courte, l'itinéraire et les points d'entrée comme de sortie sont fixés lors de la demande, et le taux de refus reste élevé.
Un visa peut être remis à l'aéroport d'Achgabat lorsque le ministère des Affaires étrangères a donné son accord préalable. Ce titre vaut 10 jours et peut être prolongé de 10 jours supplémentaires. Les passagers en simple correspondance disposent quant à eux de 24 heures sans visa, à condition de demeurer en zone internationale.
Le 18 avril 2025, le président Serdar Berdimoukhamedov a signé un décret prévoyant l'instauration d'un visa électronique et la suppression de l'obligation de lettre d'invitation. Les modalités d'application n'ont pas été précisées, si bien que la procédure classique demeure la règle.
Plusieurs localités proches des frontières ou d'installations sensibles exigent un permis complémentaire du ministère des Affaires étrangères, en particulier Kerki, Hazar, Dachogouz, Sarakhs et Serhetabat. La demande transite par l'agence réceptive et allonge les délais d'instruction du dossier.
Une taxe d'entrée de 12 dollars est perçue à l'arrivée. Une taxe de séjour de deux dollars par nuit s'applique dans les hôtels depuis le 1er août 2017. Au-delà d'une certaine durée, le séjour doit faire l'objet d'un enregistrement auprès du service d'Etat des migrations, formalité que l'agence accomplit généralement pour le compte du voyageur.