La capitale rassemble l'essentiel de l'offre hôtelière du pays, dans un parc très largement public. Le quartier de Berzengi, au sud de la ville, aligne des dizaines d'établissements revêtus de marbre blanc, conçus pour des délégations officielles et des conférences internationales. Leur taux d'occupation demeure faible en dehors des grands événements, ce qui donne à ces avenues une atmosphère silencieuse.
Quelques enseignes internationales sont présentes dans le centre, aux côtés d'hôtels administrés par des entreprises publiques. Le confort correspond généralement aux standards attendus, mais les services annexes, la restauration et la connexion Internet restent en deçà de la catégorie affichée.
Les visiteurs étrangers acquittent des tarifs distincts de ceux appliqués aux résidents, souvent libellés en dollars. Le règlement s'effectue majoritairement en espèces, les cartes bancaires internationales n'étant acceptées que dans un nombre limité d'établissements. Une taxe de séjour de deux dollars par nuit s'ajoute à la note depuis le 1er août 2017.
Mary, Turkmenabat, Dachogouz, Balkanabat et Turkmenbachi disposent d'hôtels d'Etat de facture soviétique ou récente, avec un niveau d'équipement plus modeste. Les coupures d'eau chaude et les variations de climatisation y sont fréquentes. Dans les petites villes, le choix se limite parfois à un ou 2 établissements, ce qui rend la réservation préalable déterminante.
Sur la rive orientale de la Caspienne, à 12 kilomètres à l'ouest du centre de Turkmenbachi, la zone touristique nationale d'Awaza a été présentée en juin 2007 et inaugurée en juin 2009. Le district couvre 9 660 hectares, dont 5 000 hectares pour la zone touristique proprement dite. En août 2025, il comptait 18 hôtels, neuf ensembles de cottages, huit centres de repos et un sanatorium, pour une capacité supérieure à 10 000 personnes accueillies simultanément. La fréquentation avoisine 150 000 visiteurs par an, très majoritairement turkmènes.
Les circuits vers le cratère de Darvaza et le Karakoum s'accompagnent d'une nuit en campement, sous yourte ou sous tente. Les installations sont temporaires, l'eau y est acheminée et l'électricité provient de groupes électrogènes. Le matériel est fourni par l'agence organisatrice, qui assure également les repas.
Les plateformes internationales de réservation référencent très peu d'établissements turkmènes, et les paiements en ligne aboutissent rarement. L'agence agréée qui délivre la lettre d'invitation réserve donc elle-même l'ensemble des nuitées, conformément à l'itinéraire déposé lors de la demande de visa. L'hébergement chez l'habitant demeure rare et strictement encadré.