Le Turkménistan occupe une position charnière entre la Caspienne, l'Iran et l'Asie centrale, ce qui le place sur la route de nombreux voyageurs au long cours reliant l'Europe à la Chine. La traversée s'effectue le plus souvent sous visa de transit, dont la durée réduite impose un rythme soutenu et un itinéraire déclaré à l'avance.
Une vingtaine de points de passage sont ouverts, généralement de 9 heures à 18 heures. Les formalités prennent souvent plusieurs heures et portent sur les bagages comme sur les appareils électroniques. Les principaux passages routiers se situent face à l'Ouzbékistan, vers Boukhara, Khiva et Noukous, et face à l'Iran, au nord de Mechhed et à Sarakhs.
L'entrée d'un véhicule étranger suppose un permis de conduire international, les documents d'immatriculation et une assurance de responsabilité civile souscrite sur place. Une taxe d'entrée de 12 dollars est perçue par personne. S'y ajoutent des redevances routières et une compensation carburant, dont le montant varie selon le type de véhicule et le kilométrage annoncé. Le règlement s'effectue en devises et donne lieu à des reçus conservés jusqu'à la sortie du territoire.
Les grands axes ont été largement rénovés autour d'Achgabat et dans la vallée du piémont. Le premier tronçon de l'autoroute reliant la capitale à Tedjen a été ouvert en octobre 2021, dans le cadre d'un projet visant à rejoindre Turkmenabat. Hors de ces aménagements, la chaussée se dégrade rapidement, avec des affaissements, du sable sur la voie et une signalisation lacunaire.
La traversée du Karakoum reste l'étape la plus exigeante. Les températures estivales dépassent 45 degrés, les stations-service s'espacent et les secours mettent longtemps à intervenir. Les autorités consulaires déconseillent la conduite de nuit en dehors des agglomérations, en raison de l'éclairage inexistant et de la divagation du bétail.
Le carburant demeure très bon marché au taux officiel, le pays disposant d'importantes ressources en hydrocarbures. Les stations se raréfient hors des axes principaux, ce qui conduit la plupart des conducteurs à emporter une réserve. Le paiement s'effectue en espèces et en manats.
Les contrôles de police sont fréquents sur les routes interurbaines et aux entrées de ville, avec vérification systématique des documents. La photographie des postes de contrôle, des installations militaires et des bâtiments officiels est interdite. Achgabat applique par ailleurs des règles locales strictes sur la propreté des véhicules, et des restrictions visant les voitures de couleur sombre y ont été rapportées à partir de 2018.