L'enseignement secondaire général s'étend sur 12 années depuis la réforme adoptée en 2012, appliquée à compter de l'année scolaire 2013-2014. Cette durée succède à une période de forte contraction, la scolarité obligatoire ayant été ramenée à 9 ans sous la présidence de Saparmourat Niazov, avant un rétablissement progressif engagé après 2007.
L'année scolaire commence le 1er septembre et se termine à la fin du mois de mai. Les élèves portent un uniforme, vert pour les filles et sombre pour les garçons, associé au couvre-chef traditionnel. Les établissements publics accueillent la quasi-totalité des effectifs, l'enseignement privé restant marginal.
Le turkmène sert de langue d'enseignement dans la grande majorité des écoles. Le russe conserve une place résiduelle dans quelques classes bilingues d'Achgabat, très recherchées par les familles. L'anglais figure au programme et son apprentissage a été renforcé dans les établissements spécialisés, sans que le niveau de sortie soit homogène.
Le pays compte 23 établissements d'enseignement supérieur, dont 18 civils et cinq militaires. L'université d'Etat Magtymguly, l'Institut d'Etat des langues du monde et l'université d'Etat de médecine figurent parmi les plus réputés. Trois établissements portent la mention internationale dans leur intitulé mais n'accueillent que des étudiants turkmènes. Le nombre de places reste contingenté et la sélection à l'entrée demeure très serrée.
Une loi sur l'éducation adoptée en juin 2021 autorise la perception de frais de scolarité dans le supérieur, rompant avec le principe de gratuité hérité de la période soviétique. Cette évolution s'applique progressivement selon les filières et les établissements.
Un nombre élevé de jeunes Turkmènes poursuivent leurs études en Turquie, en Russie, en Biélorussie et en Chine, ce qui constitue l'une des principales formes de mobilité sortante du pays. La reconnaissance des diplômes obtenus hors du territoire fait l'objet d'une procédure d'équivalence stricte, qui conditionne l'accès à de nombreux emplois publics.
L'offre destinée aux familles étrangères se concentre à Achgabat, où fonctionnent une école internationale anglophone ainsi que des établissements liés à des communautés nationales, notamment turque et russe. Les effectifs demeurent réduits, les frais élevés et le nombre de places limité, ce qui rend l'inscription anticipée déterminante pour une prise de poste.