La santé publique relève entièrement de l'Etat, qui a construit de nombreux centres hospitaliers modernes à Achgabat et dans les capitales régionales. Les données sanitaires officielles restent peu vérifiables de l'extérieur. En 2016, l'espérance de vie était évaluée à 65 ans pour les hommes et à 72 ans pour les femmes.
Les maladies cardiovasculaires, les cancers et les affections respiratoires constituent les premières causes de mortalité. La qualité de l'eau et la pollution d'origine industrielle et agricole pèsent sur la situation sanitaire, en particulier dans le nord-est du pays, aux abords de l'Amou-Daria et de la mer d'Aral. La prévalence du VIH reste officiellement inférieure à 0,1 %.
Les équipements récents ne garantissent pas une prise en charge de niveau européen, la disponibilité des spécialistes et des médicaments variant fortement. Les frais médicaux sont intégralement à la charge du patient. Une assurance couvrant l'évacuation sanitaire s'avère donc essentielle, le traitement des cas graves supposant un transfert vers Istanbul, Dubaï ou l'Europe.
Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée sur le territoire. La mise à jour du vaccin diphtérie tétanos poliomyélite ainsi que les vaccinations contre la typhoïde et les hépatites A et B sont recommandées par les autorités sanitaires françaises. L'eau du robinet n'est pas considérée comme potable dans une grande partie du pays, ce qui conduit à privilégier l'eau embouteillée. La chaleur estivale, qui dépasse fréquemment 45 degrés dans le Karakoum, expose au coup de chaleur et à la déshydratation.
La criminalité violente reste rare et la présence policière est dense dans les villes. Les incidents signalés concernent surtout les vols à la tire sur les grands marchés. Les taxis officiels offrent une solution plus sûre que les véhicules non identifiés, en particulier la nuit.
La zone frontalière avec l'Afghanistan fait l'objet d'une déconseillance formelle des autorités françaises. Plusieurs localités proches des frontières ou d'installations sensibles nécessitent une autorisation préalable du ministère des Affaires étrangères turkmène. La photographie des bâtiments officiels, des aéroports, des postes de contrôle et des installations militaires est interdite et donne lieu à des interpellations.
La législation encadre strictement plusieurs comportements banals ailleurs. La vente de tabac a été interdite en janvier 2016 avant un rétablissement partiel, et la consommation demeure limitée à des espaces définis. Les infractions liées aux stupéfiants sont sanctionnées avec une sévérité particulière.
Les conseils aux voyageurs publiés par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères font foi. L'ambassade de France à Achgabat dispose de capacités d'assistance limitées en cas de crise, ce qui rend leur consultation avant le départ d'autant plus utile.