La capitale s'étend sur une vaste surface, avec de larges avenues et de longues distances entre les quartiers. Le réseau d'autobus urbains couvre l'essentiel de la ville, avec des véhicules récents et des tarifs très bas. Aucun métro ni tramway n'y circule, et la marche reste peu praticable en été en raison de la chaleur.
Les taxis officiels de couleur jaune assurent une part importante des déplacements. Le prix d'une course urbaine se situe couramment entre 10 et 15 manats et se négocie avant le départ. Les véhicules privés qui prennent des passagers en charge sont répandus, mais les autorités consulaires recommandent de leur préférer les taxis identifiés, en particulier la nuit.
Les autocars publics relient Achgabat aux capitales régionales, complétés par des minibus et des taxis collectifs qui partent une fois remplis. Le train dessert les grandes villes à faible vitesse, principalement de nuit. L'avion assure les liaisons vers Turkmenbachi, Mary, Turkmenabat, Dachogouz et Kerki, à des tarifs très modérés au taux officiel.
L'offre de location sans chauffeur est quasi inexistante et les grandes enseignes internationales sont absentes. La formule courante associe un véhicule et un conducteur, réservée par l'intermédiaire d'une agence ou d'un hôtel. Cette organisation correspond au cadre du visa touristique, qui repose sur un itinéraire déclaré et sur l'accompagnement d'un guide.
La conduite d'un véhicule personnel suppose un permis de conduire international et une assurance de responsabilité civile souscrite localement. Les contrôles de police sont fréquents sur les axes interurbains et aux entrées de ville. Hors des grands itinéraires rénovés, la chaussée se dégrade et la conduite de nuit est déconseillée, en raison de l'absence d'éclairage et de la présence d'animaux sur la route.
Plusieurs localités proches des frontières ou d'installations sensibles exigent une autorisation préalable du ministère des Affaires étrangères, notamment Kerki, Hazar, Dachogouz, Sarakhs et Serhetabat. Les demandes passent par l'agence réceptive et demandent du temps. La photographie des postes de contrôle, des aéroports et des bâtiments officiels reste interdite sur l'ensemble du territoire.